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Le gris d'ici a été une sorte de transition, j'm'envole vers de nouvelles toiles.
Je crois que ce [Neverland] ne vivra pas très longtemps, finalement... Et je préfère penser que c'est à cause de la chute de 20six, c'est plus facile que de se remettre en question, ça fait un peu moins mal au coeur.
Elle me manque horriblement, encore plus en ce moment que d'habitude, ce n'est pas peu dire.
Pourquoi ? A vrai dire, je n'sais pas vraiment, ce sont peut-être ces derniers jours d'attente qui me brûlent un peu. C'est tellement long sept semaines.
Il y a beaucoup de vent ces jours-ci, et, n'ayant plus beaucoup de cheveux sur la tête maintenant, je me sens gelé. Encore une fois, je préfère croire que c'est à cause de la météo, c'est plus facile. Cette tendance à choisir une espèce de facilité m'habite entièrement, même si le boulot ne marche pas trop mal, au final.
Je crois que je suis un peu sur les rotules, en fait, et je n'attend qu'une chose, c'est qu'elle me serre dans ses bras, que je puisse enfin m'endormir contre elle, la chaleur autour de moi, un demi-sourire sur les lèvres, heureux d'être avec elle, sachant que pour la première fois depuis sept semaines, j'aurai une vraie nuit, sans me réveiller en nage au petit matin, les sang rongés de je ne sais quelle angoisse.
Elle me manque, tu sais, elle me manque tellement...
Bande-son : Teenage Angst [accoustic version] | Placebo
Humeur du Jour : Impatient
Je créée ici quelques fumées grises.
Puisque l'hébergeur boche, moche et incompétent n'a plus rien à m'apporter, désormais c'est ici que je jeterai quelques mots vers les cieux. C'est un peu plus compliqué à gérer, et pourtant, créer semble plus facile. J'espère que ceux qui m'auront suivi ici ne seront pas trop déçus.

J'ai connu une fois un petit enfant gris,
Qui la journée allait d'un train train quotidien,
De monsieur en madame, riant comme autres rient.
Et c'est cet enfant gris que je vois maintenant.
La nuit ses rêves voulaient, toujours rester enfants,
Et la nuit le gardait trop tard jusqu'au matin.
Le petit enfant gris se rendant compte pourtant,
De l'av'nir démuni et malsain tel catin,
Qu'adultes lui disaient au jour ou bien au soir,
Il s'adossa au mur tout recouvert de noir.
Il s'adossa au mur, et se mit à pleurer.
C'est là la triste fin, cruelle à en crever,
Du petit enfant gris, qui d'un dur coup de larme
Perdit tout son esprit, et mourut de son arme.
[C'est pourtant l'enfant gris qui persiste dans nos coeurs,
Quand à la nuit on pense, l'âme triste et en pleurs,
A ce que l'humain vit, méandres des âmes qui meurent,
Dans le monde qui danse, danse certain'ment ou pleure.]

